La Voix de la Haute-Marne du 20 octobre 2017 - Correspondant Michel Thénard
Pétition Arland au Montcel

SA Ecole du Montcel

Monsieur Laurent GUECHOT - Président

39 RUE WASHINGTON 75008 PARIS

Copie Acapace – M. François GEORGES – Président

 

Objet : Honorer la mémoire de Marcel Arland au Montcel

 

Monsieur le Président,

Nous nous réjouissons de la réouverture du Domaine du Montcel et voudrions appeler votre attention sur Marcel Arland (1899-1986), l’une des figures les plus marquantes de l’école du Montcel, afin qu’un hommage lui soit rendu, par exemple par l’apposition d’une plaque ou en nommant une allée du parc à son nom.

Originaire de Haute-Marne, Marcel Arland rejoint le Montcel dès l’ouverture de l’école, en 1923 et y enseigne le français, le latin et le grec. Marcel Arland dira qu’il a été heureux au Montcel « parmi ses garçons » et qu’il lui offrait un cadre où il pouvait se donner pleinement à ses livres. En 1925, il commence l’écriture de L’Ordre qui obtient le prix Goncourt en 1929. Arland participe à la Nouvelle Revue Française (N.R.F) qu’il dirige ensuite de 1969 à 1977, ce qui en fait l’un des grands animateurs de cette prestigieuse revue. Il est reçu à l’Académie en 1968.

Le Montcel a été important pour l’œuvre de ce grand écrivain qui s’inscrit dans la tradition française et est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages.

Si vous étiez sensibles à notre démarche, nous nous tenons à votre disposition, pour mettre en œuvre l’hommage qui vous est proposé.

 

A Jouy-en-Josas, le 5 juillet 2017

 

Signataires : Christian Bouda, proviseur de lycée et fils des gardiens de M. et Mme Arland à Brinville. Sans oublier ceux qui sont au départ de cette initiative : Christophe Baillat (auteur), Claude Cailleau (fondateur de la Revue Les Cahiers de la rue Ventura), Michel Crépu (directeur de la NRF), Yvon Houssais (professeur à l’Université de Franche-Comté, Langue et littératures françaises), Rémi Soulié (modérateur des colloques Littérature en Lagast), Michel Thénard (journaliste en Haute-Marne qui partage avec Marcel Arland une parenté d’Amance). Ils ont été rejoints depuis par : Jean-Pierre Alix (membre du Groupe de Recherches Historiques de Jouy-en-Josas), Annette Cossonnet (Présidente du Syndicat d’Initiative intercommunal  Jouy & Les Loges-en-Josas), Bénédicte Dausse, Vincent Laparpa, Marie-Hélène & Gérard Maupoumé, Jean-Yves Saez (fondateur du collectif des Passeurs de Rimes), Maria du Souich (responsable de la médiathèque de Toussus-le-Noble).

.Les résidents du 9 Square St-Romain Paris VIème,

ancienne adresse parisienne du couple Arland, font honneur à leur illustre ancien :

Brigitte Jacouty (professeur de lettres), Martine Fumey Chambert-Loir (gérante de la SCI) & Delmar Fernandes (gardien retraité qui a connu les Arland et en parle avec une chaleur communicative), Philippe Decroix (ancien président du Conseil d’administration). Michèle Leedham-Vallat, ancienne bibliothécaire de Langres,

Bruno Curatolo, Professeur des Universités, co-organisateur avec Yvon Houssais du Colloque international Marcel Arland : lecteur, éditeur, écrivain à Besançon (2014) Université de Franche-Comté. Jean-Pierre  Stempel Doctorant Université de Franche Comté, thèse sur Marcel Arland. Bertrand Runtz, auteur et sculpteur; Fabienne Gelin, Responsable des Fonds patrimoniaux de la médiathèque Valery-Larbaud à Vichy; Pascale Lambert, lectrice fervente et admirative de Marcel Arland, qui a présenté en mai 2017 à Bourbonne les Bains : « Un Goncourt près de Bourbonne Marcel Arland de Varennes sur Amance. Découvrir l’homme à travers son livre Terre natale », souhaite qu'une plaque soit apposée en souvenir de l'enseignement qu'il a délivré en ces lieux!

 

 

Vous pouvez signer : rubrique contact, dites Oui pour Arland au Montcel. merci !

Durenque Aveyron 15 juillet 2017

Sur les traces de Péguy , un chemin bien balisé

Le salon du livre de St-Cyr le 30 mai a réuni de nombreux auteurs, je me suis retrouvé  entre une jeune professeur d’Histoire et un illustrateur, fin connaisseur de Napoléon, qui dessinait pour dédicacer ses BD...et me les proposait ensuite.

Des Livres et Vous St-Cyr se tenait pour la 1ère fois dans la Ferme de Gally, à l’écart du centre-ville mais relié par navette au centre de St-Cyr-l’Ecole (Yvelines). Au programme : dédicaces et soleil mais aussi en fin de journée, un excellent bar à huîtres ! Je remercie les visiteurs qui se sont déplacés et arrêtés sur mon stand, je leur souhaite un Happy reading ! et Philippe de Boucaud, le maître de cérémonie, pour son interview au Café littéraire. 

L'ESAT (établissement d'aide par le travail) COTRA exposait les travaux d'origami très artistiques de ses salariés qu'il accompagne à Fontenay-le-Fleury. Je remercie son Directeur, M. Escriva, qui m'a fait cadeau d'une des créations.  

Texte extrait du livret mis à disposition du public pour le 30e anniversaire en 2010
La famille de Sylvie Carrive est à l'origine de la bibliothèque de Bièvres
Article paru dans Toutes Les Nouvelles de Versailles, le 31/12/2014, signé Camille Redoules
Article paru dans Toutes Les Nouvelles de Versailles, le 31/12/2014, signé Camille Redoules
Visite des auteurs Yvelinédition
Visite des auteurs Yvelinédition


Rencontre éditeur & auteurs & imprimeur

 

En réunissant ses auteurs chez un imprimeur qui a évolué vers le tirage numérique, l’éditeur, François Baudez, voulait nous faire prendre conscience du virage technologique, des possibilités offertes (exemple avec l’insertion du QR code au dos d’une couverture), et de la recherche du point d’équilibre économique pour passer au livre numérique.

 

Yvelinédition a organisé une très intéressante visite dans les coulisses de l’imprimeur Isi print près du Stade de France (Seine Saint Denis), le 14 mai 2014, guidée par une partie de l’équipe commerciale tout au long de la chaîne de production. En une semaine, Isi print fabrique de 40 à 50 livres différents. Une super rotative HP tourne presque 24 h /24, alimentée par des fûts d’encre (200 Litres), du bon papier (bobines de près de 500 Kg).

Bénédicte Koudry-Lahlali en ambassadrice de la Toile de Jouy, ici à Antony, sur la table, un inédit, mon texte Parce que c'est un entrepreneur génial, on pensera à lui en 2015. Le Bicentenaire de la mort d'Oberkampf se prépare...

Livre chroniqué

La perte d’un client secoue si fort l’entrepreneur qu’il veut raconter, écrire un journal.

 

« Je ne suis pas un homme d’écrit. Je n’ai jamais tenu de journal, même adolescent en proie aux émotions amoureuses. Je n’étais pas vraiment doué dans les matières littéraires (et d’ailleurs pas très intéressé par l’école qui contraint à rester assis pendant des heures pour écouter la voix de son maître). Je me suis toujours senti plus enclin à bouger, à agir, à faire des choses qu’à méditer devant une page blanche. J’ai toujours considéré qu’écrire était une perte de je m’aperçois qu’écrire, finalement, n’est peut-être pas aussi vain que je le pensais. C’est une autre manière de donner corps à des idées, de les rendre concrètes. L’écrivain, lui aussi, crée de la réalité, à sa manière. Mais je ne suis pas un écrivain, seulement un décideur en pleine crise d’indécision. C’est bien mon problème. Je suis là pour prendre des décisions […] »

 

« Un artiste, un écrivain par exemple (décidément cette référence m’obsède), peut vivre sa passion, inventer ses univers tout seul dans son coin, avec un papier et un crayon. À la limite, il n’a pas besoin de lecteurs, ils sont la cerise sur le gâteau. Tandis que moi, mon envie d’action et d’indépendance me rend dépendant de tout un tas de gens : mes clients, mes salariés, mes actionnaires et d’autres personnes, certainement, auxquelles je ne pense pas dans l’instant. Tout au moins, je me retrouve dans une relation d’interdépendance car eux aussi dépendent en partie de moi. »

              Finalement, il réussit à écrire, avec l’aide du journaliste Bruno Tilliette.

 

Centre des Jeunes dirigeants d'entreprise – Editions d’organisation

Chronique de livre

Valse innovation ou le zapping capitaliste

 

Si la presse court après la dernière innovation, Luc Ferry qui cherche à comprendre son temps (manque d’idéal, valeurs traditionnelles démonétisées…) se saisit à bon droit de ce mot devenu magique. Mettre en questions la société l’amène à philosopher sur l’instabilité du capitalisme (une planche de surf) et à s’arrêter sur la figure de l’entrepreneur. Dévoré par la logique de l’innovation, il doit casser les routines tout en regrettant les dommages collatéraux : la culture, la politesse, l’orthographe, qui ne sont plus dans le logiciel de ses enfants. Mais la destruction des valeurs sert bien son commerce de l’innovation, comme les pires séries télé lessivent le cerveau et préparent le spectateur à recevoir les messages des annonceurs dans leur cerveau rendu disponible. « l’enfant zappeur-consommateur a remplacé l’enfant poli et cultivé ». Donc l’entrepreneur capitaliste qui pleure les valeurs traditionnelles et « livre [ses enfants] sans défense à la logique de la consommation » est un schizophrène. 

De façon plus inattendue, Luc Ferry nous entraîne sur le terrain de l’art, musique, peinture et surtout art contemporain, cette farce capable d’exposition sans toile, de monochrome blanc sur fond blanc et jusqu’à cette imposture, une Ferrari cabossée vendue 250 000 dollars, plus chère qu’une neuve. Mais les artistes innovants et subversifs qui épousent en acte la logique la plus essentielle du système, tout en le critiquant en parole, chatouillent le capitalisme au bon endroit, nous dit-il, puisque seule une poignée de capitalistes, elle-même à la pointe du progrès, se précipite vers cet art nouveau.

 

Ni réac, ni laudateur du progrès, Luc Ferry fait dans ce petit livre un éloge lucide du capitalisme et du « libéralisme, tant décrié, pourtant si aimable ». Le philosophe se place entre les déclinologues et les adeptes du mouvement perpétuel, accordant au processus d’innovation « des effets contrastés, indissolublement positifs et négatifs » Il se montre très reconnaissant pour les bienfaits de la démocratie à l’européenne, meilleur compagnon de route du progrès bien que le capitalisme surfeur cherche sa planche de salut car le sens et les valeurs sont loin derrière nous maintenant.

 

 L’innovation destructrice – Plon - 2014

Chronique de livre

Un campus novel français, à la fois roman et essai.

 

J’ai lu Le Cours de Patrick Bord. Puis-je vous en faire l’exposé ? Passons la barrière d’entrée du Campus d’HEC sur la route de Jouy-en-Josas. Salle de cours – Thème : Le projet d’HEC en économie politique.

 

Sous la houlette de Patrick, des étudiants (marocain, italien, grec, japonais, allemand et français) se penchent sur les grands problèmes de la planète et sur le modèle français. Manque-t-il à la France la souplesse libérale pour que les politiques donnent de meilleurs résultats ? Le groupe sera-t-il capable d’élaborer une solution créative en Europe ? Je vous remercie de votre présentation monsieur Bord ! 

 

 « HEC est un institut international […] constitué pour moitié d’étrangers qui, pour une large part encore, font partie de l’élite de leur pays respectif. […] Pour avoir vécu en dehors d’Europe, je peux vous affirmer qu’il existe au moins un avantage à la confiance que l’on entretient en soi et en l’humanité : on se sent beaucoup plus heureux et mieux dans sa peau ». Les élèves y découvrent des systèmes et comportements assez différents de ceux qu’ils ont connus, cette diversité alimente le moteur de la tolérance et de l’échange constructif entre les pessimistes et les optimistes. Redresser le pays, c'est si con ? se demande l'auteur dans un autre livre éponyme.

Pour les 20 ans du groupe Léa Nature, le président et fondateur se raconte dans le livre "Itinéraire d’un entrepreneur engagé", écrit en collaboration avec un auteur l'Harmattan.

 

Témoignage et d’un partage d’expériences à destination de tous les salariés, des étudiants, des entrepreneurs et futurs entrepreneurs du XXIe siècle.

 

Extrait :

 Comme je me suis nourri des autres, il y a une vraie raison d’essayer de donner sa propre vision et de partager sa propre expérience. Pour que chacun à son tour puisse y puiser des sources d’inspiration et prendre ce qui lui semble bien. Cet ouvrage est donc en quelque sorte une restitution à travers mon parcours de ce que les expériences des autres m’ont offert comme éclairage... Éditions Zen Business avec la collaboration d’Ezzedine El Mestiri.

Photo Ladyss
Photo Ladyss

 

Hervé Brédif aborde le plateau de Saclay l'esprit libre, en prenant garde aux enseignes aveuglantes qui masquent une réalité plus subtile.

 

Se sortir de la subjugation, tout est là...et constitue la ligne éditoriale de ce blog.

 

Son texte L'énigme du plateau de Saclay est en ligne sur le site du labo des dynamiques sociales et de recomposition des espaces - Ladyss

Visite à Orsay sous le soleil

Situé sous le Plateau de Saclay.

 

La commune abrite l'Etablissement public d'aménagement du Plateau, une PME / start-up de 50 personnes. Ce jour-là, le mécanicien amoureux des voitures anciennes avait garé sa Cadillac à côté du RER. Illustration de la "socio -diversité" du territoire, terme emprunté à Sylvain Allemand, animateur du blog Paris Saclay le média. 

 

How diverse is the diversity of this territory ! Combien passionnante est son observation.

 

Escale conseillée au restaurant & salon de café Le Gramophone, accueillant pour le jazz et où toute trace de notre frénésie universelle a disparu comme par enchantement.  Ici, il n'y a pas pénurie de convivialité. J'écris sous l'influence de Pierre Rabhi, dont j'ai lu une interview dans le magazine Kaizen mis à disposition des clients.

PUF 2e édition Janvier 2014
PUF 2e édition Janvier 2014

 Découvrez la trajectoire parcourue par l’économie dans l'espace depuis 1996, date de la précédente édition et de «la fin d’un monde bien ordonné par la distance»  

                                             Livre chroniqué 

                              Leçon veltziste à retenir


marketing territorial :

Les ressources chères efficacement employées et combinées permettent de proposer mieux et moins cher. Voilà pourquoi les pays riches continuent d’être préférés aux autres. "L'arbre de la délocalisation ne doit pas cacher la forêt de la polarisation".

 

Relation partenariale

L’économie de l’information et celle de la connaissance donnent naissance à l’économie de la relation. Le réseau territorial & professionnel agit comme un filtre qui aide ses membres à retenir les informations les plus pertinentes & les actions les plus efficaces. 

 

Innovation :

"Par nature cumulative et coopérative [...], la clé de l’innovation réussie résulte dans le couplage du marketing et de la recherche. [...] la rupture résulte presque toujours de rapprochements inattendus, de courts-circuits improbables, de la mise en place de réseaux[…] hétérogènes.» Le milieu métropolitain est plus apte à permettre de telles rencontres improbables.

 

Métropole, mon atout

Fantastique machine de commutation des énergies, des compétences et des désirs, elle offre aussi des « ressources d’hétérogénéité » et une « assurance » en cas d’aléa entraînant une rupture de lien, le coût du désengagement est réduit.

 

Solidarité

Quand vitesse, communication et relation sont primordiaux, la question de l’aptitude à, est posée. C’est la question de la cohésion sociale, un grand chantier pour tous, au sein des entreprises (qualification, salaire) et au niveau de la collectivité publique. L’enjeu ? Pas de compétitivité sans cohésion sociale.

 

Le livre de Pierre Veltz est issu des travaux du Laboratoire Techniques, Territoires et Société et des groupes prospective de la DATAR, soit une quinzaine de personnes.